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Atelier avec Lara Kramer

15 au 18 avril 2019, 9h30 à 12h00
8.50$ / classe pour les personnes admissibles au tarif subventionné*
25.oo$ / classe plein tarif

Découverte de l’état du corps

Dans cet atelier, nous entamerons un processus créatif qui soutient la découverte de l’état du corps. L’objectif sera d’abord d’explorer un état qui guidera la physicalité et la théâtralité de chaque individu, et ensuite d’accéder à cet état. En travaillant en solo, les participants seront encouragés à réagir de manière instinctive afin de mener les explorations. Nous développerons une ancre, soit un système de travail central dans le corps perceptif à partir duquel nous progresserons. Du temps sera alloué pour développer et élargir les connexions personnelles établies, approfondissant ainsi la sensibilisation aux multiples couches au sein de l’état du corps.

~ Je travaille avec ce que j’ai dans le ventre; le sentiment de vide qui s’y trouve. Je comble le vide avec des sons. Les sons bruts du mouvement, de la respiration, de la transpiration et de la chaleur. C’est à travers mon parcours artistique que j’ai connecté davantage avec mes origins autochtones. Le conte est au coeur de mon processus créatif dans lequel j’explore la façon dont les délimitations des récits de ma famille résonnent dans le corps, et comment elles peuvent être transférées symboliquement dans mes oeuvres en connectant le passé, le présent et le futur.

 

Lara Kramer – Biographie

Lara Kramer est une chorégraphe et artiste multidisciplinaire d’origine métissée ojie-crie et menonnite. Son œuvre met en contraste les relations brutales qu’entretiennent les peuples autochtones avec la société colonial. Ses créations, diffusées à travers le Canada et même jusqu’en Australie, ont été saluées par la critique, notamment Fragments (2009), inspirée des histoires de sa mère dans les pensionnats canadiens, et Native Girl Syndrome (2013), sur l’intériorisation des traumas chez les femmes autochtones, et dont Windigo peut être vue comme le pendant masculin, où les traumatismes s’extériorisent à travers différents corps, individus, âges et objets. Son œuvre traite des séquelles laissées par le génocide culturel. L’installation et performance This Time Will Be Different (2017), en collaboration avec Émilie Monnet, dénonçait le statu quo du discours gouvernemental canadien face aux Premières Nations et critiquait « l’industrie nationale de la réconciliation ». Fondées sur un vocabulaire théâtral et ses racines indigènes, les pièces de Lara Kramer s’appuient sur une narration et un visuel forts. Souvent crue, jouant sur les forces et les faiblesses de l’esprit humain, l’œuvre de Kramer se démarque par son ton engagé, sa sensibilité, son écoute instinctive du corps et de l’invisible.

Pour sa première venue au Festival TransAmériques, la chorégraphe soumet un projet bicéphale : la performance Windigo et l’installation Phantom Stills & Vibrations, présentée au MAI, qui plonge le spectateur dans la réalité de l’ancien pensionnat autochtone Pelican Falls, à Sioux Lookout en Ontario, où ont été envoyés de force trois générations de sa famille, poursuivant son travail de dénonciation des réalités cachées, des traumatismes profonds qui imprègnent l’histoire de son peuple.

La création de Lara Kramer, Native Girl Syndrome (NGS) a remporté une Bourse à l’audace – Caisse de la culture du OFFTA à Montréal en2014, et elle a été reconnue comme une artiste à la défense des droits de la personne par le Centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal. Lara a participé à la résidence d’artistes Dancemakers pour 3 ans de 2018-2021.

 

*Pour plus d’information, SVP nous contacter au (819) 822-8912 ou à info@sursaut.ca